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B Rakinski a lAF

Bruno Rakinski (au centre) avec le président Jean-Paul Lecocq et la secrétaire générale Marie-Elisabeth Baudoin de l'Alliance française de Clermont-Ferrand

 

Présenté par son ami Jean-Philippe Moulin, vice-président de l’Alliance française de Clermont-Ferrand, Bruno Rakinski, physicien, chercheur chez Michelin, mais pour nous, ici, spécialiste de l’escalade en haute montagne, nous exposa, dans sa conférence, les difficultés de ce type d’exploits, qu’il s’agisse de hautes altitudes ou latitudes (environnement polaire) et comment les pratiquants s’y préparent (1).

Car les problèmes rencontrés sont nombreux et graves. D’abord l’impression d’isolement, même si on est accompagné de quelques uns ; le stress occasionné n’est pas sans conséquence.


En montagne, on rencontre les risques de chute de blocs de glace ou séracs; voir à l'adresse URL suivante:
https://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9rac

le rayonnement solaire avec son éclairement intense et les grandes amplitudes thermiques qu’il induit (parfois de plus 40 degrés à moins 40),


le manque d’oxygène et ses risques importants pour le corps (tachycardie, production de caillots),

la qualité de la glace, changeante selon les régions,

les réponses physiologiques et mentales gênantes du corps (transpiration),

l’adaptation de la musculature aux différentes situations rencontrées.

Dès 2500 mètres, les maux aigus des montagnes peuvent survenir (malaises, nausées, oedêmes localisés). Il faut s ‘acclimater au froid, se protéger des rayons ultra violets d’altitude (risques de brulures, de cataracte, d’ophtalmie des neiges), se préparer mentalement à vaincre la peur du vide et le vertige, éviter la foudre en se déplaçant sur des endroits sûrs.

Pour ce faire, des entrainements variés sont indispensables et les progrès seront mesurés par des tests : musculation, exercices respiratoires divers (notamment avec expirations forcées), adaptation de la nutrition, entrainements pour baisser sa température vers 36 degrés.

En situation, il faut se protéger du froid surtout la tête (3 couches de vêtements), prévoir des médicaments ou nutriments contre les différents maux susceptibles de survenir. Enfin, se munir de bouteilles à oxygène si le corps n’est pas encore suffisamment entrainé à supporter ce manque.       

Pourtant, si des hommes et des femmes continuent à braver le danger dans ces conditions très difficiles, c’est, nous dit Bruno Rakinski, parce qu’ils aiment la vie et les émotions qu’ils éprouvent dans des paysages extraordinaires.

(1) Voir la présentation de la conférence à cette adresse :

http://alliance-clermont-fd.fr/test/107-bruno-rakinski-un-aventurier-de-l-extreme