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servir de cobaye à l’exploration planétaire ?

Lucie Poulet

Souriante, Lucie Poulet m’accueille dans le hall de Polytech, la structure de l’Université Clermont Auvergne où elle prépare son doctorat.Comment cette jeune femme au profil sage peut-elle se lancer dans des aventures si singulières comme s’enfermer des jours, voire des semaines au bout du monde avec des inconnus pour servir de cobaye à l’exploration planétaire ?

Nous nous installons dans une salle de réunion ou de travail au premier étage et je commence l’interview. Mon souci est de faire connaître aux auditeurs de l’Alliance française notre future conférencière. Lucie Poulet doit en effet nous parler, le 15 mars, de ses quatre expériences « martiennes ».

« Quand j’étais petite et que l’on me demandait ce que je voulais faire, je répondais astronaute. Je ne sais comment cela m’est venu mais je sais que j’avais toujours une fascination pour les étoiles. » avoue-t-elle.

Faute de suivre une formation d’astrophysicienne, faute d’être prise à l’Ecole de l’air pour devenir pilote (une légère myopie en fut la cause), Lucie Poulet prépara un diplôme d’ingénieur généraliste à l’Ecole des mines de Nancy.

A sa sortie, le spatial l’attirait toujours et comme elle ne pouvait répondre - elle était trop jeune - à l’appel à candidature lancé en 2008 au niveau européen pour devenir astronaute, elle décida, pour réaliser son rêve, de se spécialiser en Génie aérospatial pendant 2 ans et demi aux USA.

Ensuite elle travailla pour l’Agence spatiale allemande et participa, depuis 2014, sur son temps libre, à quatre missions : deux courtes aux USA dans l’Utah, une plus longue (quatre mois) à Hawaï. La dernière effectuée fin 2017 en Pologne.

Il s’agissait d’étudier la croissance de plantes comestibles en milieu spatial en vue des longs voyages inter planétaires mais aussi d’étudier comment les êtres humains réagissent et s’adaptent à la vie en groupe en confinement, à leurs tâches quand ils ne sont plus exposés à la lumière naturelle et décalés dans le temps.

Elle évoquera ces quatre missions dans sa conférence : leur point commun, leur raison d’être, ce qu’elles apportent, leur intérêt d’un point de vue psychologique ; et comment elles contribuent à préparer les futurs astronautes au voyage et à la vie sur Mars. Sans oublier l’aspect vivant à travers des anecdotes.

Nous vous donnons rendez-vous le jeudi 15 Mars à 18 heures à l’Ecole de droit pour écouter Lucie Poulet et lui poser toute question sur le thème abordé :

« Quatre fois cobaye sur Mars ».

Serge Weidmann