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conférence de Pierre Queval

Conf Queval

Pierre Queval, dans son intervention devant les auditeurs de l'Alliance française, ce 19 avril, s'est attaché à montrer comment la guerre de 1914-1918 a influencé la vie et les œuvres des musiciens français de l'époque. L'exhaustivité étant impossible à atteindre le temps d'une conférence, il choisit les compositeurs les plus emblématiques de cette époque et nous fit entendre plusieurs extraits musicaux significatifs.

Il y eut d'abord ceux qui, par patriotisme, voulurent interdire la programmation de la musique allemande dans les concerts et créèrent la "Ligue nationale pour la défense de la musique française": Vincent d'Indy, Gabriel Fauré, Camille Saint-Saëns... 

D'autres s'y opposèrent par peur de voir la musique française dégénérer en se fermant aux  influences d'outre Rhin, tel Maurice Ravel qui, bien que réformé, voulut participer à la guerre comme conducteur de camions militaires.



Nombreuses furent les créations musicales de cette époque. Ravel lui-même, définitivement réformé, acheva en 1916 six pièces pour piano regroupées sous le titre Le Tombeau de Couperin, suite en forme d'hommage aux maîtres du classicisme français qu’il dédia à des amis tombés au front.

Plusieurs autres créateurs ont été également évoqués: 


- Lili Boulanger dont les œuvres sont très marquées par ces années sombres, par exemple son Psaume 130, Dans l'immense tristesse. Lili créa, avec sa sœur Nadia, le Comité franco-américain qui permit aux musiciens engagés dans la guerre d'échanger des nouvelles réciproques.
- Louis Vierne, compositeur, titulaire des grandes orgues à Notre Dame de Paris, réformé mais marqué par la mort à la guerre de son frère et de son fils. Sa quatrième symphonie pour orgues témoigne de ses états d'âme.
- Marcel Dupré, lui aussi réformé, dont l'œuvre est considérable (il est mort à 85 ans) a composé en 1918 un hommage aux soldats français.

Pierre Queval acheva son séjour clermontois par un récital d'orgue à la cathédrale le dimanche 22 avril, au cours duquel il interpréta la quatrième symphonie de Louis Vierne et la Fantaisie et Fugue sur "Ad nos, ad salutarem undam" de Liszt.



SW

Queval coudertA l'issue de son récital, Pierre Queval pose avec Didier Coudert, organiste titulaire de la cathédrale de Clermont (à gauche)