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par le Professeur Jean-Pierre Bompied

Dernière conférence de l'année 2010-2011

Le programme des conférences 2010-2011 de l'Alliance française de Clermont-Ferrand s'est achevé, ce mercredi 11 mai, sur un point d'orgue.

En effet, un public nombreux avait bravé les intempéries clermontoises pour écouter M. Bompied, philosophe et sinologue reconnu. Public nombreux et ravi par la prestation du conférencier qui sut rendre intelligible la richesse et la complexité de la pensée du sage chinois.

Cette conférence passionnante suscita de nombreuses questions des auditeurs et les plus enthousiastes continuèrent à échanger avec Jean-Pierre Bompied bien après la fermeture des portes de l'amphithéâtre.

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Présentation de la conférence par Jean-Pierre Bompied:

C'est au 18° siècle que l'Europe prend conscience de la civilisation chinoise et extrème orientale, grâce aux missionnaires chrétiens envoyés là-bas.

Cependant les textes confucéens, désormais traduits, sont peu lus ; la grande philosophie, en particulier allemande, s’y montre indifférente.

La perplexité s’accroît en Occident lorsqu’au 20° siècle le vieux Maître est en Chine l’objet d’attaques violentes, dès l’écroulement de l’empire (1911). Il faudra tout le travail des sinologues pour restituer à la pensée de Confucius sa place et son rang de pensée fondatrice. La conférence tentera de donner un aperçu de ce travail.

A propos du conférencier:

Après des études de philosophie à la faculté de Clermont dans les années soixante – temps où le département de philosophie accueillait des esprits de l’envergure de Michel Foucault et Victor Goldschmidt – je suis allé enseigner à l’étranger. Un étranger qui en 1977 devint la Chine – le grand pays asiatique commençait alors de s’ouvrir.

Pendant deux ans, à Pékin, j’ai collaboré avec des équipes d’enseignants chinois pour remettre à jour leurs méthodes pédagogiques et leurs connaissances du monde extérieur, sur le plan de la culture. Ce premier séjour a été suivi de plusieurs autres, plus brefs, au cours desquels j’ai pu constater la prodigieuse métamorphose de la société chinoise.

Revenu en France dans les années 80 où je retrouvais mon métier de professeur, j’ai bénéficié à deux reprises – merci au Rectorat de Clermont – d’années de formation où je me suis lancé dans la lecture des textes anciens de la pensée chinoise, sous la conduite des maîtres de la sinologie française. Je suis particulièrement redevable au Professeur François Jullien, de l’Université de Paris Jussieu, dont j’ai suivi pendant plusieurs années le fameux séminaire du vendredi après-midi.

A ma retraite de l’enseignement, j’ai rejoint, à la demande du regretté Professeur Jean Maublant, l’équipe qu’il dirigeait aux Relations internationales de l’Université d’Auvergne, promouvant une énergique politique de coopération universitaire avec la Chine, pour laquelle il souhaitait disposer d’un conseiller technique. Pour moi, une dernière expérience professionnelle, des plus intéressantes, pendant cinq ans.

A présent libre de toute obligation professionnelle j’alimente de mes lectures sur le monde chinois et de l’intérêt qu’il continue de m’inspirer un blog qui s’appelle justement  http://ideeschinoises.blog.lemonde.fr