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Par Rémy Poignault

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Le 18 Novembre 2010

Avec Marguerite Yourcenar, l'humanisme passe par l'abîme.

Ce jeudi 18 novembre 2010, en compagnie de Monsieur Rémy Poignault, professeur de langue, littérature et civilisation latines à l’Université Blaise Pascal, nous avons suivi l’évolution de la pensée de Marguerite Yourcenar en matière d’humanisme.

 

Un humanisme qui aboutit, en fait, à un dépassement de l’humain, l’homme n’étant qu’une parcelle de l’univers. On le voit bien avec deux personnages majeurs de son oeuvre romanesque.

D'abord avec  Zénon, le protagoniste de "L’Œuvre au Noir", nous n’avons plus un être maître et ordonnateur du monde, mais un esprit qui entend garder sa liberté dans un monde où le dogme est roi. Zénon est celui qui s’oppose, qui dit non aux conformismes, et il n’aura d’autre liberté que d’échapper au bourreau en se suicidant.

Ensuite avec Nathanaël, dans "Un homme obscur". Cet être simple n’a aucune prise sur son destin; il est constamment ballotté par les événements. Sa grandeur est d’accepter l’inéluctable et de tenter de vivre en symbiose avec l’univers, en se dépouillant autant qu’il le peut de son moi.

On sent l’influence des philosophies orientales sur Marguerite Yourcenar. Son humanisme aboutit, en fait, à un dépassement de l’humain, l’homme n’étant qu’une parcelle de l’univers.